Comment survivre à un road trip d’une semaine en Islande – Partie 4

Pisse de chat et fromage pourri

Quatrième et avant dernière partie de mon road trip islandais. Direction les baleines et le requin faisandé. Décidément, l’Islande est un pays « olfactif » !

Jour 4 : Pas de baleine ? Pas de baleine.

De Húsavík à Hvammstangi : 301 km

Húsavík, le petit port du nord où il ne fait jamais nuit.
Húsavík, le village du nord où il ne fait jamais nuit.

Nous avions lu de partout que la place to be pour voir des baleines en Islande était Húsavík mais le mois de juin n’étant pas forcement la période idéale, il y a toujours un risque de ne pas en voir. L’équipage nous avait prévenus et rappelé que nous ne sommes pas dans un zoo et que la nature est imprévisible d’autant plus qu’il y avait un brouillard assez épais.

Souquez les artimuses !
Souquez les artimuses !

Malheureusement, nous n’avons pas eu de chance et n’en n’avons pas vu pendant notre sortie en mer, mais nous nous sommes rattrapé avec des macareux, des dauphins et tout de même un bébé baleine ! Bébé baleine qui apparement, est encore plus rare de voir. Nous nous sommes tout de même rapproché à une trentaine de km du cercle polaire arctique ! Et la température était comme son nom l’indique… polaire !

Mille milliard de mille sabord !
Mille milliards de mille sabords !

Après un bon chocolat chaud et une viennoiserie, nous retournons à Húsavík pour reprendre nos aventures. Il y a plusieurs choix de compagnies à Húsavík pour aller voir les baleines. Elles sont l’air de plus ou moins se valoir et nous sommes partis avec la compagnie North Sailing qui utilise ironiquement d’anciens bateaux de chasseurs de baleines. C’est assez cher mais la sortie vaut vraiment le coup.

Avant d’aller faire le plein à Akureyri nous nous arrêtons à la chute de Goðafoss, une des plus célèbres d’Islande. 12 mètres de haut par 30 de large, vous pourrez l’admirer du dessus, c’est magnifique.

tumblr_nqixqtSQB21rvp6zfo1_1280Nous prenons un café à Akureyri dans un magnifique endroit au milieu du jardin botanique de la ville. On rempli le réservoir et les caisses de provisions, direction le camping de Hvammstangi. Le camping est cool et vous pouvez y louer un petit bungalow tout mignon. Rien d’incroyable à voir par ici à part une voiture pétée au bord de l’eau.

Pas le genre d'image qu'on imagine de l'Islande.
Pas le genre d’image qu’on imagine de l’Islande.
Jour 5 : Top ! Je sens l’ammoniac et j’ai le goût du maroilles. Je suis ? Je suis ?

De Hvammstangi à Grundarfjörður via Stykkisholmur : 202 km

Nous arrivons sur une portion non goudronnée de la route et pas en super bon état. Un gros brouillard rend le tout encore plus sympathique mais notre pilote Mathilde ne désenchante pas et telle une Ken Block écrase le champignon et dévale à toute allure. Merci l’assurance gravier pour la voiture. Un conseil, prenez le max d’assurances car les graviers défoncent vraiment la carrosserie et vous ne pourrez pas passer à côté.

Chui bien là !
Chui bien là !

Plus nous nous avançons plus le temps se dégage et le paysage redevient incroyable et irréel. Ici, le paysage a été façonné par des chutes de roche en fusion, quand on voit la distance sur laquelle s’étend ce paysage, on imagine facilement la puissance des explosions. Direction le musée du requin faisandé, une spécialité islandaise.

Encore une photo de route !
Encore une photo de route !

On avait lu que les spécialités islandaises étaient… originales. Nous n’avons pas été déçus ! La viande de requin n’étant pas comestible (sauf l’aileron, il me semble), le seul moyen de la manger est de la faire pourrir pendant des mois dans des caisses, puis l’accrocher dans des séchoirs en plein air. Cela donne quelque chose qui a le goût du Maroilles et l’odeur de l’ammoniac. Miam !

avec un morceau de pain d'épice pour faire passer le tout
Avec un morceau de pain d’épice pour faire passer le tout

Le monsieur qui gère le musée fait partie d’une famille de pêcheurs de requins depuis plusieurs générations et le musée est plus un regroupement d’objets de famille, de bibelots et outils de pêche mais reste très sympa à visiter ! Surtout que la déco est incroyable et le monsieur bien que ne parlant pas un mot anglais est génial.

Le bateau de son père qui partait en mer 6 mois là dessus !

Nous remontons sur Stykkisholmur pour profiter de la piscine et nous laver. On y trouve une église à l’architecture incroyable et si vous continuez jusqu’au port vous pourrez monter une petite colline et profiter d’une belle vue avec un tout petit phare.

Stykkishólmskirkja construite en 1990
Stykkishólmskirkja construite en 1990
Tout minus phare
Tout minus phare

Il est temps de reprendre la route jusqu’à Grundarfjörður pour profiter du camping et encore une fois du soleil de minuit. Le camping est vraiment cool et tranquille. Ce soir-là nous n’étions pas d’humeur à faire à manger et avons testé une pizzeria dans le village, bonus la pizza était top, sans doute un italo-islandais aux manettes.

Encore un endroit avec une une vue de merde.
Encore un endroit avec une vue de merde. Il est facile 22h sur la photo pour info.

Plus besoin de masques pour dormir, car nous sommes de type viking maintenant. Demain nous finissons la grande boucle.

1 pensée sur “Comment survivre à un road trip d’une semaine en Islande – Partie 4”

  1. Tout ça pour ça ??!!!!! pfffffffffffffffffffffffffffffffffffff
    Bon en tout cas, ça donne envie d’y aller, et si j’en crois madame, ce serait pour l’an prochain 😀

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